Cambridge, c’est les Pink Floyd !

Nous savons tous que les Beatles sont associés à Liverpool. Mais saviez-vous que Cambridge eut aussi ses princes de la pop ? Roger Barrett (alias Syd Barret) et Roger Waters se rencontrèrent au Lycée à Cambridge. Ils devaient former en 1965 (à Londres) avec Rick Wright  et Nick Mason, les Pink Floyd.

Si vous êtes en séjour à Cambridge, sachez que la ville fut réputée dans les années 1960 pour un « son » spécifique, une musique propre à la ville.

Le groupe mythique des Pink Floyd n’était qu’un groupe parmi tant d’autres que vit éclore la scène locale (voir le document Roots of Cambridge Rock ci-dessous).

Pour les fans de pop anglaise, Syd Barrett reste le fondateur génial du groupe, même s’il fut évincé dès 1968 à cause de ses excès (de sa folie ?). Il fut remplacé par un de ses anciens camarades, Peter Gilmour.

Syd Barrett est connu comme un des précurseur de la musique psychédélique en Grande-Bretagne. Il fut l’auteur et le compositeur des deux premiers singles du Groupe (« Arnold Layne » et « Emily Play »), de la plupart des musiques du premier album et une partie du second.

Pour retrouver le Cambridge de Syd Barret, plusieurs haltes sont nécessaires dans la ville. Suivez le guide…

En ville, sur la trace des Pink Floyd

Tout d’abord, direction The Mill. C’est là que le jeune Syd débuta sa carrière en se produisant en duo acoustique avec Peter Gilmour, en 1963.

Autre lieu de pèlerinage : le pub The Anchor (photo ci -dessous) où le fantôme des musiciens se promène encore. Il surplombe un embarcadère d’où partent les gondoles qui naviguent sur la Cam. Dans le pub, deux panneaux ont été peints en mémoire de Syd.

Plus loin, sa maison existe toujours, au 6 saint Margaret’S Square. C’est ici que l’artiste vécu cloitré pendant près de 30 ans. Son adresse n’était connue que des vrais adeptes qui gardèrent le secret durant ces décennies en murmurant « I know where Syd Barrett lives »…

Si vous séjournez à Cambridge, vous pourrez aussi chercher sur les bancs du jardin botanique les paroles de ses chansons gravées dans le bois par ses fans. Cette dévotion renforce le mystère autour du génie brisé qui brilla si furtivement de talents variés (le chant, la musique bien sûr mai aussi la peinture, qu’il étudia aux beaux-arts).

Dernière halte : le Corn Exchange, une sorte de Halle au grain transformée en salle de concert. Syd Barrett s’y produisit en 1972 avec un groupe éphémère nommé Stars. Un mémorial rappelle son passage.

Une ville où l’on flâne, entre passé et modernité

Pour se plonger dans le Cambridge des Pink Floyd et de Syd Barret, il est aussi important de « sentir » l’ambiance de la ville, balancée depuis toujours entre son passé universitaire et son envie de modernité.

Syd Barrett donna un concert impromptu dans une des caves du King’s College le 2 janvier 1972.

D’une part, il y a le King’s College et sa Chappell devant laquelle s’étale une pelouse au vert psychédélique.

Cette pelouse (photo ci-dessus)  est d’ailleurs mentionnée dans l’album « The dark side of the Moon » dans la chanson Brain Damage (« the lunatic is on the grass »).

D’autre part, Cambridge est aussi une cité du futur, avec ses étudiants et ses Centres de recherche mondialement connus (le quartier de Sciences Park).

Gare aux bikes !

Déjà à l’époque des Pink Floyd, le vélo était la principale forme de transport à Cambridge. La chanson Bike (1) leur fait d’ailleurs un clin d’œil complice…

Si vous visitez la ville, pensez-y en voyant fondre sur vous aux heures de pointe  cette horde de cyclistes. Même les chauffeurs de taxi et les automobilistes les craignent. Devant chaque boutique vous verrez aussi un panneau « Ne posez pas votre vélo contre cette vitre! » (« Do not rest your bike against this window!« ).

Derrière la tranquillité apparente du lieu, règne à Cambridge une ambiance mystérieuse où le son des guitares rythme le défilé du temps.

 

Pour aller plus loin, à écouter avant de visiter Cambridge:

  • Écouter les Pink Floyd sur Deezer,
  • Le premier album des Pink Floyd (1967): « The piper at the gates of down« ,
  • Syd Barrett : « The Madcap Laught et Barrett« .

Pour aller plus loin, à lire:

  • « Lost in the Woods » de Julian Palacios,
  • « Syd Barrett and Pink Floyd: Dark Globe » de Julian Palacios,
  • « A Very Irregular Head: The Life of Syd Barrett » de Rob Chapman,
  • « Comfortably Numb: The Inside Story of Pink Floyd » de Mark Blake,
  • « Syd Barrett: Crazy Diamond: The Dawn Of Pink Floyd » de Mike Watkinson.

(1) Sur l’album « Piper at the Gates of the Dawn ».