Légende d’Irlande : Jack-O’-Lantern et les citrouilles

Halloween...BRRRRR !

[Légende d’Irlande]

Que l’on soit en Galicie, aux Asturies, en Irlande, en Bretagne ou au Pays de Galles, la Toussaint évoque aussi la Fête d’Halloween. Rien de plus normal car cette fête puise son origine dans les traditions celtes.

Au cœur de cette légende d’Irlande, il y a la fameuse citrouille-lanterne, appelée Jack-O’-lantern. C’est une citrouille vidée, découpée sous une forme effrayante. la bougie placée à l’intérieur éclaire doucement et sa flamme vacille de façon inquiétante la nuit tombée. Bbrrrrrrr…

La légende de Jack est associée au folklore irlandais dans le monde entier

Tout vient d’une légende irlandaise, qui s’est répandue dans le monde entier (en particulier aux États-Unis) lors des vagues d’émigration* des irlandais, aux XVIII ème et XIX ème siècles.

Jack était un fermier, plutôt fainéant et peu recommandable. Un soir, ivre il vendit son âme au diable. Mais, par un stratagème, il obtint la promesse que son âme n’irait pas en enfer.
A sa mort, Jack n’alla donc pas en Enfer …mais le Paradis lui fut aussi refusé ! Normal au vu des nombreux pêchés qu’il avait commis durant sa vie.

Voici donc le tristement célèbre Jack, condamné à errer, toujours en quête de repos, et tenant dans sa main en guise de lanterne un simple navet creusé (ou une betterave)  dans lequel brûlent quelques braises de l’enfer, offertes par le diable en personne…

Halloween...BRRRRR !
Les légendes d’Halloween…BRRRRR !

La légende d’Irlande liée aux lanternes Halloween étaient nées ! Les émigrants Irlandais découvrirent aux États-Unis la citrouille et la jugèrent plus adaptées à la découpe. Les voici donc aujourd’hui au cœur des fêtes. Aujourd’hui des villes comme Oxford** (aux États-Unis) allument des milliers de citrouilles-lanternes dans des shows spectaculaires.

* Depuis 1840, une diaspora de 60 millions de personnes d’origine irlandaise s’est répandue dans le monde, la plupart vivant aux États-Unis ou au Canada.
** « The Jack-O-Lantern Spectacular » a lieu depuis 1998 à Oxford, Massachusetts in 1988.

La légende d’Irlande, la fête du Samhain et les bonbons d’Halloween

La tradition des bonbons offerts aux enfants remonte aux offrandes du  « Samhain »*. Cette fête inscrite dans le calendrier celte correspond au 31 octobre, soit le dernier jour de l’année. Cette date était importante puisqu’elle marquait l’entrée dans « l’autre monde ». Les celtes pensaient que les dieux et les esprits venaient alors leur rendre visite. Pour éloigner les mauvaises esprits et honorer leurs morts, la tradition des déguisements et des offrandes se développa. Les offrandes étaient alors de la nourritures (gâteaux, pommes).

Avec la christianisation de l’Irlande, la fête chrétienne** de la Toussaint s’imposa peu à peu sans toutefois faire disparaître la tradition. Avec le temps, gâteau et pommes*** devinrent des offrandes sucrées sans aucun doute destinées à rassurer les plus petits durant cette nuit si étrange.

*Samhain était pour les celte le dieu de la mort, mais la fête était aussi liée à une fête romaine consacrée à la fin des moissons et à Pomona, la déesse des fruits et des arbres. Cela explique pourquoi les couleurs traditionnelles d’ Halloween associent le noir et l’orange, qui symbolise deux idées : la mort et la moisson.

**Halloween est une abréviation pour l’expression anglaise « All Hallow’s Eve », c’est à dire « La veille avant la Toussaint » (Hallow venant de Holy : le saint). 

***En Angleterre, la fête d’Halloween était autrefois appelé « la nuit du casse-noisettes » ou « la nuit de la pomme croquante ». Chaque famille organisait une veillée durant laquelle les anciens racontaient des histoires. Chacun écoutait en mangeant des noisettes et des pommes. A cette occasion, « les gâteaux de l’esprit » étaient confectionnés afin d’être offerts aux plus pauvres.

La technique de découpage de la citrouille-lanterne

Couper, creuser, découper… Préparer sa lanterne relève d’un véritable savoir-faire. Voici un exemple réussi. N’oubliez pas de le faire réaliser par un adulte (car il faut un couteau) et penser à utiliser la chaire en imaginant des recettes de saison comme des soupes ou des gratins (pas de déchet ! ).

PS : Vous êtes toujours là? L’Irlande ne vous fait pas peur ? Et vous avez raison !